lundi 16 février 2015

Le judaïsme dans les Vosges, de la Révolution à la Grande Guerre


Conférence par Alexandre Laumond
En partenariat avec les Archives départementales des Vosges dans le cadre de l'exposition Abraham Bloch, un rabbin dans la Grande Guerre (du 26 février au 27 avril)


Mercredi 18 mars 2015 à 20h 30
Faculté de droit d’Épinal



Bien que limitrophes des grands centres du judaïsme mosellan et alsacien, les Vosges ont été officiellement, par décisions ducales, fermées à toute implantation juive de la fin du Moyen Âge à la Révolution.

Les années 1789-1791 ont donc été véritablement émancipatrices pour les juifs « allemands » du royaume qui ont pu enfin circuler librement et acquérir l’égalité de droits. Une libération qui s’accompagne d’une profonde mutation, transformant une population de culture judéo-allemande largement démunie et cantonnée à quelques métiers intermédiaires, en une population totalement francisée, membre de la nouvelle classe moyenne et de plus en plus partie prenante de la vie sociale et politique du pays.

Une mutation qui doit autant à la volonté des élites communautaires, apôtres de la « régénération », que des évolutions de la société française – industrialisation, urbanisation, démocratisation –, autant de leviers qui ont permis au colporteur de devenir négociant, qui ont fait du juif errant un nouvel homme : l'israélite.

Cette histoire, le département des Vosges l’a parfaitement illustrée puisque se sont constituées une douzaine de communautés durant le XIXe siècle, regroupant 2 000 membres à la fin des années 1870. Un apogée éphémère puisque la mobilité sociale et géographique entraînera rapidement un effritement de ces communautés, bien avant la Grande Guerre, tout en ayant marqué durablement le paysage vosgien.


 

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